Google face à la pression de ses employés
Chez Google, plus de 600 salariés demandent à Sundar Pichai de refuser tout usage classifié de ses modèles d’IA par le Pentagone. Le courrier, porté par des équipes liées à DeepMind, vise à empêcher des usages militaires opaques, difficiles à contrôler une fois le contrat signé.
La lettre s’inscrit dans un climat déjà tendu. D’autres acteurs de l’IA ont accepté des cadres de travail avec l’armée américaine, tandis qu’Anthropic est engagé dans un bras de fer judiciaire sur les limites imposées à l’usage militaire de ses modèles. Chez Google, le débat ne porte donc pas seulement sur un contrat, mais sur l’image que l’entreprise veut laisser de ses technologies.
Logitech muscle ses raccourcis pour le bureau
Logitech élargit l’usage de sa MX Creative Console et, plus largement, de sa gamme MX à des applications de productivité. Les nouveaux plugins couvrent désormais Word, Excel, PowerPoint, mais aussi Slack et Notion.
L’idée est simple: réduire les manipulations répétitives en les transformant en gestes directs. Les fonctions les plus courantes peuvent être assignées à des boutons dédiés, depuis la mise en forme dans Word jusqu’au changement d’espace de travail dans Slack. Le tout passe par Logi Options Plus et reste accessible gratuitement via le Logi Marketplace.
La marque ajoute aussi une évolution pratique à Easy Switch, son système de bascule entre plusieurs ordinateurs. L’objectif est clair: rendre les accessoires plus fluides dans des environnements où l’on jongle en permanence entre travail créatif, messagerie et tableurs.
Valve relance la bataille des manettes PC
Valve remet un Steam Controller sur la table, avec une promesse familière mais mieux exécutée. Le nouveau modèle reprend une grande partie de la logique du Steam Deck, sans l’écran, et y ajoute des finitions pensées pour le jeu sur PC comme sur console portable connectée.
Son intérêt ne tient pas seulement au design. La manette embarque deux surfaces tactiles, des sticks TMR conçus pour mieux résister à l’usure et quatre boutons arrière plus accessibles. Pour les joueurs habitués à Steam Input, l’ensemble prolonge une idée déjà forte: une manette peut être bien plus qu’un simple pad de contrôle.
Reste la question du prix. À 99 dollars, la nouvelle Steam Controller devra convaincre au-delà des curieux. Elle arrive dans un marché où beaucoup de joueurs ont déjà leur référence, qu’il s’agisse d’une DualSense, d’une manette 8BitDo ou d’un modèle Nintendo. Valve joue donc moins une carte de rupture qu’une montée en puissance de son propre écosystème.
Ce que ces annonces racontent
Ces trois sujets n’ont rien de commun en apparence, mais ils disent beaucoup de l’état du secteur. D’un côté, les salariés réclament des garde-fous sur l’usage militaire de l’IA. De l’autre, les fabricants d’accessoires cherchent à rendre le travail plus rapide et plus souple. Enfin, Valve continue d’affiner une vision du jeu PC où le matériel sert avant tout à ouvrir des possibilités logicielles.
La tech avance donc sur plusieurs lignes à la fois: gouvernance, productivité et expérience utilisateur. Et, dans chacun de ces domaines, la même question revient: qui garde la main sur l’usage réel de la technologie une fois qu’elle quitte le laboratoire?




